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Rares sont les travaux francophones offrant une vulgarisation scientifique de qualité sur les armées romaines et le lecteur peut à bien des égards se réjouir de la publication du livre qui nous intéresse ici. Le propos de Nicolas Richoux, docteur en histoire antique et spécialiste de la poliorcétique romaine, semble en effet suffisamment assuré et appuyé sur une bonne connaissance des sources antiques et de l’histoire militaire romaine. Les lecteurs, amateurs comme spécialistes, peuvent alors s’attendre à une mise en valeur de la recherche présentant les avancées des connaissances scientifiques et contribuant ainsi à faire évoluer l’image de l’armée romaine aux yeux du grand public.

Toutefois, le principal intérêt affiché par ce petit ouvrage résiderait dans la personnalité de son auteur, par ailleurs général de brigade, qui propose d’analyser l’armée romaine à l’aune de cette expérience, ce qu’annonce explicitement le sous-titre figurant en couverture (Un général du XXIe siècle analyse l’armée romaine). À travers une étude croisée de l’histoire antique et de la pratique militaire contemporaine, son objectif est de présenter une analyse originale de l’armée romaine afin de démontrer son « infinie modernité » (p. 15). Le livre est divisé en trois parties qui traitent respectivement de l’excellence stratégique des Romains, du « système légionnaire » et de l’armée romaine au combat. À chaque fois, l’auteur use d’une méthode comparatiste pour souligner les aspects les plus modernes de l’appareil militaire romain à travers l’application d’analyses structurelles ou de concepts théoriques contemporains. Ce rapprochement diachronique fondé sur l’équivalence fonctionnelle constitue le cœur de la méthodologie adoptée pour démontrer la modernité de l’armée romaine. La méthode comparatiste incite l’auteur à s’appuyer sur le postulat d’un modèle théorique qui transcenderait les différences socio-culturelles, celui des « réponses rationnelles » apportées par les anciens « à des défis finalement assez similaires à ceux auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés » (p.15).

Dans la première partie, cette méthode aide à la compréhension de l’art de la guerre romain en nommant plus précisément les faits observés. L’auteur rappelle ainsi, à la suite d’Everett Wheeler, l’existence d’une pensée stratégique développée empiriquement par les Romains (« comme Monsieur Jourdain », préciserait Y. Le Bohec)[1]. En effet, l’absence d’une conceptualisation théorique ne permet pas de conclure à l’absence d’une réflexion stratégique indispensable à la conduite de campagnes militaires à l’échelle méditerranéenne. Le chef militaire romain, écrit l’auteur, est en mesure d’analyser là où il faut porter l’effort, de développer une réflexion « parfaitement moderne et stratégique ». Identifier le « centre de gravité », selon la terminologie militaire moderne, permet de cibler la « source de puissance, matérielle ou immatérielle » de l’adversaire pour la détruire ou la neutraliser, le condamnant ainsi à la défaite ou à négocier (p. 24). Cherchant le centre de gravité adverse, les Romains comprennent l’intérêt de s’attaquer aux symboles et aux représentations collectives, et les villes, sièges du pouvoir, centres administratifs et judiciaires, deviennent des cibles de choix. Promesse de butin, siège des dieux de l’ennemi, la prise d’une ville, la capitale dans le meilleur des cas, devient une nécessité car c’est, selon l’auteur, s’attaquer au centre vital de l’ennemi, « le prendre à la gorge » (p. 26). Nicolas Richoux appuie ses conclusions sur plusieurs exemples postérieurs qui confirment la pérennité de cette analyse « partagée par la plupart des grands chefs militaires de l’histoire ». L’auteur développe la campagne de Judée (67-70) comme « un exemple de stratégie et de modernité qui pourrait être étudié dans les écoles de guerre contemporaines » (p. 27-28), notamment grâce à l’œuvre de Flavius Josèphe.

L’application des principes fondamentaux de la guerre (« concentration des efforts, économie des moyens et liberté d’action ») constitue selon Nicolas Richoux « le fruit d’une expérience militaire millénaire, capital génétique immuable et transmis de manière empirique de génération en génération » (p. 31-32). Tout d’abord, la concentration des efforts est difficile à mettre en œuvre car il faut au préalable analyser à quel endroit et à quel moment appliquer cet effort décisif, puis réussir à coordonner l’action de différentes unités. Le principe de l’économie des moyens est parfaitement compris des Romains dans le cadre de la défense de leurs frontières entre les Ier et IIIe siècles. Enfin, la liberté d’action signifie que le chef ne doit jamais se mettre dans une situation où il subit la volonté de l’adversaire. L’utilisation d’une terminologie militaire moderne est intéressante dans la mesure où elle permet une meilleure compréhension du fait guerrier tel qu’il est rapporté par les sources littéraires antiques. Celles-ci sont sans doute trop peu soumises à la critique par l’auteur : les descriptions de sièges ou de batailles sont parfois des reconstructions postérieures artificielles, partielles ou partiales[2]. Enfin, davantage qu’une « modernité » de l’armée romaine, ces premières pages démontrent surtout la permanence des grands principes de la guerre qui ne sauraient être attribués aux seuls Romains. La lecture des ouvrages de Yann Le Bohec, pourtant cités dans la bibliographie, achèverait de convaincre le lecteur de la complexité et de la qualité des stratégies élaborées par des chefs barbares comme Vercingétorix ou Hannibal[3]. L’ouvrage de Nicolas Richoux s’appuie cependant sur des analyses historiques parfois datées, comme lorsqu’il revient sur la décision stratégique d’Hannibal en 216 avant J.-C. de ne pas marcher sur Rome après sa victoire de Cannes. Son jugement est sévère sur les « délices de Capoue » où le Carthaginois laisse « se perdre » son armée, mais néglige l’historiographie récente des guerres puniques qui invite à reconsidérer plus objectivement la situation stratégique et les décisions prises par Hannibal[4].

Dans sa deuxième partie, Nicolas Richoux entend analyser le « système légionnaire », un « outil militaire incomparable » et « d’une éclatante modernité » (p. 45). À plusieurs reprises, le défaut de mise à jour historiographique observé précédemment vient fragiliser ses conclusions, malgré des analyses intéressantes sur l’organisation des légions romaines. L’auteur affirme ainsi que leur modernité apparaît tout d’abord dans l’invention du concept d’armée de métier. Selon lui, Marius aurait décidé de « supprimer le cens » qui servait de base à l’enrôlement et admis les prolétaires dans la légion qui « se professionnalisa de facto », dans un processus progressif achevé en 13 avant J.-C., l’armée permanente d’Auguste entérinant une situation de fait (p. 44). La réalité est plus complexe et il est regrettable que ses conclusions ne tiennent pas compte des évolutions historiographiques récentes, notamment des travaux de François Cadiou qui ont révisé et invalidé l’hypothèse d’une prolétarisation de cette « armée imaginaire »[5]. Le recrutement des prolétaires est resté ponctuel et le cens n’a pas été supprimé, même si les guerres civiles et les interruptions du recensement ont favorisé la mobilisation de prolétaires, volontaires ou non. Finalement, la décision prise par Auguste de créer une armée permanente, composée de soldats professionnels recrutés pour une longue durée, formés et entraînés, « dont l’unique vocation était de faire la guerre » (p. 45), transforme définitivement l’armée romaine.

L’auteur souligne que l’armée romaine doit son efficacité à des siècles d’expérience du combat et à une organisation progressivement optimisée, procédant par analogie pour en déduire sa modernité : la centurie correspondrait à l’escadron, le manipule à la compagnie, la cohorte au bataillon et la légion à la brigade, premier échelon tactique interarmes. La description de cette organisation souffre toutefois de quelques approximations, parfois anodines (le mot signifer ne désigne pas l’enseigne, signum, mais celui qui la porte), mais souvent révélatrices des faiblesses historiographiques de l’ouvrage. Ainsi, le manipule n’est pas créé au lendemain de la bataille de Cannes, comme l’écrit l’auteur, mais plutôt un siècle auparavant, dans le contexte des guerres samnites, tandis que les cohortes sont bien antérieures à Marius[6]. De la même manière, l’auteur affirme que, parmi les caractéristiques modernes qu’il lui attribue, l’armée romaine s’illustre par une première tentative de standardisation de l’équipement, évoquant notamment la colonne Trajane où « l’équipement standardisé des légionnaires est bien visible » (p. 52). Les recherches récentes insistent au contraire sur la variété des sources d’approvisionnement et sur l’absence d’une volonté d’uniformisation, celle-ci pouvant être observée de manière progressive au gré des mutations individuelles, des déplacements des unités et des artisans, ou des modes[7].

L’ouvrage est plus convaincant quand sont évoqués l’entraînement, la discipline, ou la polyvalence du légionnaire, véritable sapeur avant l’heure, illustrée notamment par la construction des camps ou la poliorcétique. L’auteur applique alors à l’armée romaine le concept du combat interarmes, très ancien et « digéré de longue date » par les Romains (p. 57). Selon ce concept, l’unification sous un commandement unique des actions des fonctions opérationnelles permet de conduire des opérations tactiques complètes. Le déploiement d’une artillerie en rase campagne rapproche ainsi la légion d’une brigade moderne. Parallèlement, les unités auxiliaires, « Légion étrangère avant l’heure » (p. 68), répondent aux besoins militaires que ne peut couvrir la légion. L’infanterie auxiliaire, plus légèrement équipée, plus mobile, plus agile, permet ainsi d’épargner la vie des citoyens et de préserver les légionnaires pour les situations requérant leur puissance de choc. Ensuite, les archers et frondeurs remplissent les fonctions opérationnelles d’une arme de saturation du champ de bataille, agissant en appui des légions. L’auteur souligne le mépris culturel de l’arc dans le schéma mental romain, même si le pragmatisme ne les empêche pas d’avoir recours à de telles pratiques[8]. Enfin, depuis l’époque républicaine, les Romains font massivement appel aux auxiliaires pour fournir la cavalerie nécessaire lors des campagnes militaires. Les Romains ont intégré la nécessité d’une force apportant mobilité, rapidité d’intervention et souplesse, correspondant encore aux effets des forces blindées modernes, souligne l’auteur. À nouveau, le lecteur pourra toutefois regretter que ce dernier néglige les avancées de la recherche. Celles-ci ne permettent plus de conclure avec autant d’assurance à une diminution de la cavalerie légionnaire due aux réformes de Marius, voire à son absence ou à des effectifs « dérisoires » sous la République[9].

Après avoir déduit de ces observations que l’armée romaine constitue un véritable système d’armes au sens militaire moderne, l’auteur évoque dans une dernière partie l’armée romaine au combat. Comme dans la première partie, la méthode comparatiste au cœur de la démonstration procède par rapprochement diachronique en mobilisant les théories modernes au service d’une analyse de l’art de la guerre romain. Selon l’auteur, en effet, les grands chefs militaires romains respectent globalement les pratiques éprouvées et suivies aujourd’hui par les états-majors modernes. Néanmoins, les limites de l’analogie apparaissent avec l’évocation du consilium castrense, moins formel et institutionnalisé qu’un état-major moderne, et celle du légat, « véritable général » (p.79). La complexité des différentes formes de commandement des légions impériales n’est pas davantage développée, ce qui crée l’impression trompeuse d’une analogie fonctionnelle et institutionnelle. Saluons ensuite l’intérêt porté dans ces pages à la logistique, fonction opérationnelle rarement évoquée, « désert conceptuel et doctrinal », heureusement étudiée avec davantage d’attention depuis ces dernières décennies[10]. En conclusion, le chef romain connaît, en règle générale, les « bonnes pratiques » à mettre en œuvre pour assurer le succès des opérations. L’auteur souligne ensuite la qualité de la mobilité stratégique (capacité d’une armée à faire face aux menaces lointaines et à rejoindre rapidement le théâtre des opérations) et tactique (capacité de manœuvrer sur le terrain) des armées romaines. Le renseignement constitue une préoccupation vitale pour le chef militaire et est étudié à travers l’action des speculatores, des exploratores et de la cavalerie auxiliaire.

L’action de l’armée romaine au combat est ensuite analysée à travers les schémas tactiques modernes. L’auteur évoque ainsi l’appui fourni par l’artillerie lourde (machines lanceuses de traits ou de pierres) et les archers. Leur fonction principale est davantage celle de neutralisation que de destruction, c’est-à-dire mettre l’adversaire hors d’état d’agir efficacement ou « fixer » l’ennemi, empêchant ses mouvements ou son redéploiement. Outre sa puissance de choc, l’armée romaine dispose d’une bonne manœuvrabilité. L’exemple de la bataille opposant César aux Helvètes, en 58 avant J.-C., où le proconsul réussit à faire pivoter la totalité de la troisième ligne pour stopper une attaque menaçant ses flancs, démontre la discipline de l’armée romaine au combat, sa modularité et sa capacité d’adaptation. Enfin, spécialiste de la poliorcétique romaine, l’auteur juge la guerre de siège comme la meilleure synthèse de l’aptitude de l’armée romaine au combat interarmes dans son acception moderne, articulant dans l’action toutes les fonctions opérationnelles modernes : infanterie, cavalerie, génie, artillerie, renseignement, transmissions et logistiques, toutes interdépendantes et complémentaires. Les travaux de siège lourds répondent schématiquement à trois fonctions principales : la protection de la force (construction d’abris) ; l’appui à la mobilité tactique de l’armée (rampes d’assaut, etc.) ; l’appui à la contre-mobilité (murs de circonvallation et obstacles divers). L’auteur avoue à cette occasion sa fascination pour l’aisance de l’armée romaine dans le domaine du combat interarmes qui demeure un véritable défi encore aujourd’hui. Le comportement du combattant est traité rapidement et Nicolas Richoux observe que les formations légionnaires tiennent instinctivement compte du phénomène de la peur au combat.

Après un rappel de « quelques règles pérennes au combat », arrive l’heure de la conclusion. Le modèle romain permet à l’auteur de souligner cette vérité stratégique que les chefs militaires doivent garder à l’esprit : s’adapter ou disparaître. L’adaptation permanente, selon lui, doit rester leur obsession : ne pas évoluer signifie reculer. L’ouvrage s’achève sur les défis actuels auxquels l’armée française devra faire face. Le lecteur est alors en droit de s’interroger sur le véritable objectif de l’auteur et sur sa contribution à l’historiographie de l’armée romaine. La méthode comparatiste lui permet de construire une analyse originale où sont mobilisés des concepts théoriques modernes au profit d’une meilleure compréhension de l’art de la guerre romain. Malgré l’absence d’une conceptualisation théorique antique, l’utilisation de la terminologie militaire moderne permet de mettre en valeur la réflexion stratégique indispensable à l’élaboration, à l’organisation et à la conduite de campagnes militaires complexes par les Romains. Là réside en effet le principal intérêt de l’ouvrage qui peine ensuite à convaincre de la « modernité » de l’armée romaine. En effet, l’identification de principes pérennes à travers l’observation de la pratique guerrière romaine, conceptualisés récemment mais « fruits d’une expérience militaire millénaire », démontre moins la modernité de l’armée romaine que l’atemporalité de certains principes immuables de l’art de la guerre, encore observables de nos jours. Si la gestation du combat interarmes moderne décrite par l’auteur est plus convaincante, son analyse structurelle de la « première armée moderne de l’Histoire » ne l’est pas toujours.

La présentation de l’armée romaine sur laquelle s’appuie la démonstration ne tient pas suffisamment compte des dernières avancées de la recherche scientifique et entretient de fait une image qui ne correspond plus à l’état actuel de nos connaissances[11]. Surtout, la méthode de l’analogie fonctionnelle atteint alors ses limites. Au-delà de l’évolution de l’armée républicaine ou des réformes de Marius, l’essentiel de la réflexion de l’auteur s’appuie sur l’armée impériale des Ier et IIe siècles après J.-C., qui semble davantage correspondre aux critères attendus de modernité : professionnalisation, standardisation ou institutionnalisation. Néanmoins, le lecteur averti a parfois l’impression d’une présentation artificielle de l’armée romaine destinée à mettre en valeur les éléments en faveur de la thèse de l’ouvrage sans réellement développer les incohérences et les particularités relevées par ailleurs. Leur analyse permettrait de mieux cerner la réalité de la guerre antique et d’étudier le fait guerrier et l’institution militaire au sein de la société romaine. Le rapprochement diachronique fondé sur l’équivalence fonctionnelle, au cœur de la méthodologie mise en œuvre par l’auteur, peut en effet avoir une valeur heuristique mais ne peut être une fin en soi. Ainsi, l’analogie fonctionnelle apparente est souvent trompeuse et ne saurait être conclusive[12]. Alors qu’il referme les dernières pages de l’ouvrage, le lecteur se pose finalement la question de l’objectif de la démonstration qu’il vient de suivre.

Au lieu de développer plus systématiquement une rigoureuse analyse de l’armée romaine et de sa pratique de la guerre à l’aune des concepts militaires modernes, le docteur Richoux utilise surtout ses connaissances historiques, indéniables mais parfois datées, pour nourrir les réflexions du général Richoux sur l’armée française contemporaine. Il s’agit finalement de présenter le modèle théorique d’une armée romaine imparfaitement reconstituée dans le but d’en tirer la matière à commenter la situation actuelle. Ainsi, l’évocation du principe de la concentration des efforts à travers l’exemple du siège de Jérusalem par Titus est l’occasion de regretter la dispersion de multiples unités françaises à travers le monde : « cette situation est le syndrome d’une armée beaucoup trop réduite pour le contrat opérationnel qui lui est donné et qui s’efforce de faire bonne figure partout à la fois » (p. 41). Ailleurs, c’est l’entraînement régulier des légionnaires qui conduit à déplorer la dispersion des troupes françaises « dans une foultitude de missions diverses et disparates, dont notamment la nouvelle opération Sentinelle » (p. 55-56). Ces deux exemples illustrent l’objectif de l’auteur, confirmé dans sa conclusion : tirer des leçons de sa lecture du passé sur les principaux défis qui attendent l’armée française demain, notamment face à un éventuel engagement majeur de haute intensité. À ce titre, les réflexions de Nicolas Richoux et leur utilisation de sa connaissance de l’histoire et de l’armée romaine ne sont guère éloignées de celles de Machiavel ou Végèce, illustres prédécesseurs qui cherchèrent également dans les antiques légions les réponses aux questions militaires de leur temps.

 

François Porte, CRHEC (EA 4392), Université Paris Est-Créteil

Publié dans le fascicule 1 tome 125, 2023, p. 275-281.

 

[1]. E. Wheeler, « Methodological Limits and the Mirage of Roman Strategy: Part I », Journal of Military History 57, 1993, p. 7-41.

[2]. J.E. Lendon, « The Rhetoric of Combat: Greek Military Theory and Roman Culture in Julius Caesar’s Battle Descriptions », ClAnt 18, 1999, p. 273-329.

[3]. Y. Le Bohec, Alésia (52 avant J.-C.), Paris 2012 ; Id., Histoire militaire des guerres puniques (264-146 av. J.-C.), Monaco 1996.

[4]. M. Fronda, « Hannibal: Tactics, Strategy, and Geostrategy » dans D. Hoyos éd., A Companion to the Punic Wars, Malden-Oxford 2011, p. 242-259.

[5]. Fr. Cadiou, L’armée imaginaire. Les soldats prolétaires dans les légions romaines au dernier siècle de la République, Paris 2018.

[6]. Voir entre autres P. Cosme, L’armée romaine (VIIIe s. av. J.-C. -Ve s. ap. J.-C.), Paris 2011, ou Id., Hibera in terra miles. Les armées romaines et la conquête de l’Hispanie sous la République (218-45 av. J.-C.), Madrid 2008, ou encore L. Keppie, The Making of the Roman Army, from Republic to Empire, Londres 1984, ouvrages pourtant cités en bibliographie. Voir également L. Rawlings, « Army and Battle During the Conquest of Italy (350-264 BC) », et D. Hoyos, « The Age of Overseas Expansion (264-146 BC) » dans P. Erdkamp éd., A Companion to the Roman Army, Malden-Oxford 2007, p. 45-79.

[7]. T. Fischer, Army of the Roman Emperors, Oxford-Havertown 2020, p. 41-42 ; P. Cosme, « Les fournitures d’armes aux soldats romains » dans L. De Blois, E. Lo Cascio éds., The Impact of the Roman Army (200 BC – AD 476). Economic, Social, Political, Religious and Cultural Aspects, Leiden-Boston 2007, p. 239-260.

[8]. B. Lefebvre, « Le visible et l’invisible : réflexions romaines sur l’utilisation des projectiles dans la guerre antique », Revue internationale d’histoire militaire ancienne 7, 2018, p. 135-156.

[9]. J. McCall, The Cavalry of the Roman Republic. Cavalry Combat and Elite Reputations in the Middle and Late Republic, Londres-New York 2002, p. 102-106 sur les réformes de Marius ; Fr. Cadiou, « Cavalerie auxiliaire et cavalerie légionnaire dans l’armée romaine au Ier s. a.C. » dans C. Wolff, P. Faure éds., Les auxiliaires de l’armée romaine. Des alliés aux fédérés, Lyon 2016, p. 53-78.

[10]. J. Roth, The Logistics of the Roman Army at War (264 B.C.-A.D. 235), Leiden‑Boston‑Cologne 1999.

[11]. À titre d’exemple, la pertinence du choix des ouvrages mentionnés dans la bibliographie interroge : l’étude des armes romaines semble ainsi principalement fondée sur le seul compte rendu de lecture fait de l’ouvrage de P. Couissin par A. Blanchet en 1927, dans le Journal des Savants, mais ignore des livres plus récents, comme celui de J.C. Coulston, M.C. Bishop, Roman Military Equipment, publié en 1989 et réédité en 2006, ou celui (en français) de M. Feugère, Les armes des Romains, de la République à l’Antiquité tardive, publié en 1993 et réédité en 2019.

[12]. D. Lee, « A Professional Roman Army? » dans E. Stewart, E. Harris, D. Lewis éds., Skilled Labour and Professionnalism in Ancient Greece and Rome, Cambridge 2020, p. 362-382 ; S. James, « Writing the Legions: The Development and Future of Roman Military Studies in Britain », AJ 159, 2002, p. 1-58.